Monthly Archives: janvier 2017
CARTOPHYL

Bonne et heureuse année 2017 !

Vous avez été nombreux à nous faire confiance en 2016, alors nous espérons faire encore mieux en 2017 et vous accompagner vers de nouveaux horizons à cartographier !Bonne année 2017 !

Le Plan de Prévention des Risques Naturels de Guadeloupe est en ligne

pprn971 Le Plan de Prévention des Risques Naturels (PPRN) en Guadeloupe est une donnée publique visant à informer et prévenir sur les niveaux de risques potentiels lié à la construction en tout point du territoire. Le PPRN initial prend en compte les risques liés aux inondations, au tremblements de terre et aux cyclones, la révision en cours du PPRN intègrera également le risque tsunami et le risque volcanique.

La DEAL Guadeloupe a confié à CARTOPHYL la diffusion sur Internet du PPRN. L’outil interactif en ligne se compose d’une page d’accueil à l’adresse http://pprn971guadeloupe.fr/ par laquelle on peut accéder, pour chaque commune, à une interface cartographique permettant d’afficher le règlement et les différents aléas sur un fonds de carte cadastral. Un outil de recherche permet de centrer la carte sur une parcelle cadastrale voulue, mais on peut également naviguer librement et cliquer sur chaque parcelle pour faire apparaître les données principales la concernant. Via un popup, l’internaute à la possibilité de générer une fiche standard comprenant les données du PPRN sur la parcelle souhaitée.

#Cet outil a été développé à travers un partenariat entre la société CARTOPHYL et  la société 3LIZ en s’appuyant sur des outils libres tels que QGIS, QGIS Server et Lizmap.#

 

Cartopartie OpenSreetMap du 20 février 2016 à Saint Barthélemy

cartopartie_saintbarth_20160220Pour la troisième année consécutive, les associations guadeloupéennes Guadeloupetech et GwadaLUG organisent conjointement une cartopartie.

La première édition à eu lieu le 21 juin 2013 sur l’île de la Désirade et à rassemblé une douzaine de volontaires motivés et anthousiastes.

L’année suivante, la cartopartie était hébergée par le FabLab de Jarry  au niveau de la zone industrielle et commerciale de Jarry et les participants étaient au moins deux fois plus nombreux.

En cette année 2016, c’est donc à Saint Barthélemy, à l’invitation de la CEM StBarth  et sous l’impulsion d’Eve Riboud de Dauphin Telecom qu’aura lieu, le 20 février, la prochaine édition des cartoparties antillaises qui prennent maintenant une dimension plus régionales et s’exportent au delà de notre bel archipel. Les participants sont invités à se pré-inscrire ici.

Open Street Map est un projet révolutionnaire pour la cartographie moderne. Il montre qu’une démarche participative basée sur des données ouvertes et réutilisables permet non seulement de parvenir en quelques années à la constitution d’une cartographie de qualité à l’échelle mondiale comme au niveau hyper-local (plus de 2 million de contributeurs OSM aujourd’hui), mais aussi de développer ses usages dans un contexte d’innovations tous azimuths.

Longue vie à Open Street Map, et vive la cartographie !

Massacre à la pelleteuse : une tragédie pour les Grands Fonds en Guadeloupe

Excavation sur la Riviera

Excavation sur la Riviera

Les magnifiques paysages vallonnés et boisés des Grands Fonds en Grande Terre (Guadeloupe) sont en train d’être massacrés par une tendance de plus en plus répandue à l’usage de la pelleteuse pour excaver des pans entiers de mornes (collines) pour construire sur terrain plat. Le résultat, des falaises de tuf qui dépassent parfois de 3 à 4 fois la hauteur du bâtiment et qui menacent de s’effondrer au premier séisme ou à la première forte pluie. Non seulement cette pratique est source de risque mais elle porte un préjudice éternel au paysage, marqué à jamais par ces cicatrices géométriques. Enfin, cette pratique porte préjudice aux carrières officielles d’exploitation du tuf. Le calcaire extrait de ces chantiers est souvent revendu au marché noir, au détriment des professionnels patentés.

Pour aller plus loin, une étude très complète sur les Grands-Fonds est disponible sur le site internet de la DEAL Guadeloupe

Philippe Rekacewicz et la thématique des frontières

Fortified Immigration Zones of the WorldPour faire écho aux récents drames de l’île de Lampedusa, je vous invite à découvrir ce recueil des cartes de Philippe Rekacewicz  sur le sujet.
Cette mise en perspective au niveau mondial et dans le temps de ces zones fortifiées (qui ne sont pas forcément des murs d’ailleurs) érigées autour de nos pays riches et occidentalisés montre à quel point nous nous isolons petit à petit contre la misère extérieure et comment, de fait, des milliers de migrants viennent mourir chaque année à nos portes.

Des cartes pour nos robots.

Maquette 3D Imagina - Rue de Monaco - Vue virtuelle d’une rue de la PrincipautéJe me suis longtemps demandé quelle pouvait être la finalité de ces modélisations cartographiques en 3D de plus en plus précises des grandes villes de ce monde (Par exemple, Monaco, Genève ou encore Dubaï).
Le niveau de détail prévu par la norme City GML imagine même un niveau de détail prenant en compte l’architecture d’intérieur (Level Of Details -LOD4), le mobilier urbain, voire même la végétation avec sa dynamique de croissance et ses aspects saisonniers. Les applications en architecture ou en aménagement urbain sont évidentes, mais au delà…
Ces modèles de plus en plus précis géométriquement et géographiquement (erreurs de positionnement GPS absolue des arrêtes et sommets de l’ordre de 5 à 10cm requis sur certains cahiers des charges) coûtent une fortune et l’on peut se demander quelle est l’utilité d’une telle précision.
Parallèlement, on voit de plus en plus de sites internet proposant de suivre en temps réel le déplacement des avions de ligne ou des bateaux hauturiers  et on entends de plus en plus parler de la fameuse Google Car  voiture guidée à la fois par GPS et par des capteurs embarqués permettant une analyse en temps réel de l’environnement direct du véhicule (obstacles, autres véhicules).
En bref, les technologies de suivi en temps réel de la position des véhicules sont aujourd’hui une réalité, et l’enjeu d’une modélisation virtuelle précise et en 3D de l’environnement est une des clés principale du développement des futurs robots qui peupleront (et peuplent déjà) notre quotidien : drones, robots nettoyeurs, véhicules autoguidés, guides pour mal voyants, etc.
Au final, nous sommes en train de développer une cartographie qui est tellement précise qu’elle sera bientôt plus utile à nos robots qu’à nous même !

Puka Puka, un atoll emblématique de l’histoire de la Terre et des Hommes.

Atoll de Puka PukaSaviez-vous que l’atoll de Puka Puka (archipel des Tuamotu en Polynésie française) fut la première terre rencontrée dans sa longue traversée de l’Océan Pacifique Sud lors du premier tour du monde de l’histoire de l’humanité effectué par Ferdinand de Magellan? Terre peu hospitalière et excentrée par rapport à l’archipel, ce petit bout de corail offre une des ultimes étapes d’évolution de l’atoll, avec un isolement complet du lagon central par rapport à la haute mer.

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Comment évaluer la force d’un cyclône grâce aux GPS.

C’est la saison en Atlantique Nord, les cyclones se forment le long de la zone de convergence intertropicale  et viennent percuter l’arc Antillais en remontant le long de la côte Est des États-Unis pour finir leur course en retraversant l’Atlantique vers l’Europe sous forme de dépressions.

La gestion de l’aléa cyclonique est devenu un enjeu majeur pour la région et les USA ne lésinent pas sur les moyens (envoi d’avions de reconnaissance, programmes satellitaires dédiés, centres opérationnels ,etc.).
Aujourd’hui, fait nouveau, la technologie GPS est mobilisée pour évaluer la force des cyclones. Cet article très intéressant de Geoawesomeness nous montre l’évolution des techniques de sondages aéroportés, depuis le largage de sondes au futur système satellitaire CYGNSS (Cyclone Global Navigation Satellite System) développé par la NASA.

Rapa Iti ou l’impossibilité d’une île : d’un point de vue cartographique, bien sûr !

Rapa iti ou l’impossibilité d’une île (à cartographier, il va sans dire).
Cette île est en effet restée une des dernière terres habitées et sous administration française à ne pas avoir été cartographiée au 21ème siècle !
Il existait bien une carte marine du SHOM, héritage du protectorat militaire de l’île, mais aucune topographie classique n’avait pu être réalisée (restitution précise du relief, des bâtiments, des routes, etc. par dessin à partir de photos aériennes stéréoscopiques).
La prise de vue aérienne d’une île tropicale haute est un challenge immense quand on sait que la photo doit être réalisée entre 10h et 14h pour limiter les ombres au sol et qu’à ces heures-ci les nuages sont systématiquement accrochés aux reliefs.
L’île, distante de plus de 500 km du premier aérodrome (Raivavae) rendait quasiment impossible toute campagne de prise de vue aérienne et aucun avionneur n’aurait accepté de faire des centaines d’aller-retours dans l’espoir de tomber sur le rare jour où les reliefs seraient dégagés.
C’est grâce à l’utilisation d’un des premiers satellites couleur stéréoscopique à très haute résolution (Ikonos <1m) que nous avons pu contourner cette barrière technique et réaliser la première carte topographique de Rapa Iti au 1/5 000 en 2009 !
J’ai eu la chance de piloter le dernier chantier de cartographie systématique de toutes les îles (env. 117) de la Polynésie française et de participer à cette petite révolution technologique. Je vous invite à feuilleter le magazine de l’IGN qui présente une magnifique orthoimage Ikonos de cette île fascinante (page 11 de IGN Magazine n°49).